Faut-il vraiment semer chez le voisin ?

Article rédigé le 26 septembre 2013 à 10:37 RaphSEORéférencement

Bonjour à tous, non je ne me suis pas transformé en Nicolas le jardinier même si j’ai la main verte. J’avais simplement envie de partager avec vous une réflexion qui, selon moi, mériterait d’être menée par plus de monde et pas uniquement des SEO.


Doit-on, peut-on investir dans quelque chose qui ne nous appartient pas ?

Si de prime abord la réponse peut paraître évidente, elle ne l’est pas en vérité. Voici quelques exemples qui évoqueront peut être déjà du vécu chez certains :

  • Un client s’est vu fermer sa chaîne Youtube à cause d’un jaloux qui leur a fait 3 signalements pour violation de droits d’auteur. Sauf que le client n’a même pas eu le temps de contester. Ces accusations étaient totalement non fondées mais Youtube par principe de précaution (ou plutôt trouille des poursuites) a donner raison au plaignant sans même prendre le soin de vérifier. Bilan, 4 ans et demi de travail envolé du jour au lendemain, des milliers d’abonnés de perdus, des millions de vues évaporées et une perte sèche de trafic et de referer vers le site.
  • Un autre exemple, cette fois-ci avec Facebook. Peut être l’avez-vous vu passer, mais Clara Morgane a connu une mésaventure avec sa page officielle. Elle avait plus de 300 000 fans, des likes et partages en veux tu en voila. C’était pour elle un support privilégié de communication  sur lequel elle partageait des exclusivités avec ses fans. C’est justement de là qu’est venu le problème. Elle a posté en avant première la photo de couverture de son nouveau calendrier. Bilan, 5 plaintes sur, je le rappelle, des milliers de fans et hop fermeture sans préavis de la page Facebook officielle de Clara Morgane. Pour les intéressés, recherchez la photo responsable de cette décision, vous allez rire quand on voit ce qui circule sur facebook.
  • Une autre aventure, un prospect qui me contacte pour avoir des informations sur une prestation de référencement naturel. Au cours de la conversation je comprends qu’il est déjà en contrat avec une autre agence. Mais ce contrat se termine le mois prochain, donc il est libre. Enfin presque, car après renseignement c’est l’agence qui est propriétaire du nom de domaine et de l’hébergement (sans parler du design et du contenu). Bref, Mr trucmuche si vous partez on garde tout car cela nous appartient !!! Autre cas plus ou moins similaire tous les hôteliers, restaurateurs qui pour se donner de la visibilité on fait le choix (absurde ?) d’investir dans une page, un sous répertoire, un sous domaine sur un très gros site du milieu. Vous la sentez la prise d’otage là ?
  • Ça ne vous parle pas car trop éloigné du SEO ? ok, qu’en est-il des blogs, splogs, splopres que vous montez sur des plateformes gratuites ? France tv qui ferme, Opéra qui passe en nofollow, modération avec excès de zèle… Backlinks que vous posez chez les autres avec  une belle ancre du type « mon + beau KW qui me rapporte » . Arf zut un message de liens factices, comment faire pour supprimer, modifier quelque chose sur lequel vous n’avez pas la main ? Tiens, maintenant j’en vois qui hoche la tête et d’autres qui sourient au fond de la salle.

Faut-il bannir ces techniques pour votre référencement ?

Non, non et non. Il serait tout aussi absurde de ne pas utiliser ces leviers tout autant de ne miser que sur eux. Vous l’aurez compris, tout est dans le compromis.  Utilisez ces leviers non propriétaires mais avec parcimonie. Je vous recommande chaudement par expérience de ne pas trop investir en temps et / ou en argent dans ce genre de solutions. Cette part de dépenses doit rester largement minoritaire dans votre stratégie webmarketing et de visibilité.

Donc oui cela a un coût, mais cela me semble bien dérisoire par rapport au fait d’avoir la maîtrise de votre stratégie. N’attendez pas que Google vous le fasse comprendre avec une pénalité. Les règles changent, la tolérance des filtres aussi donc personne, et je dis bien personne n’est à l’abri de trébucher un jour.

Dois-je vous le rappeler que Google n’est pas à vous ? Que seul lui décide de quels types de résultats doit remonter en fonction de ses intérêts financier.

Mais trébucher n’a rien de dévalorisant et de dramatique en soi. L’important étant de pouvoir se relever et continuer sa route. Mais êtes vous sur d’avoir suffisamment de cartes entre les mains pour vous rattraper et ne pas vous étaler comme une grosse… bon je pense que vous avez l’image là.

15 réflexions au sujet de « Faut-il vraiment semer chez le voisin ? »

  1. Luc

    Intéressant !
    Un autre exemple: le plus rageant dans ce type « d’incident » est de se faire plomber un site (qu’on a soigneusement mené) par quelques blaster sans scrupules et de ne pouvoir rien faire quand google a décidé de le pénaliser.
    Outil de désaveu, mon c.. ! 😉

  2. fred

    ha flute, j’etais pas abonné a Clara et je verrai pas la photo, perso je préfère creer mes propre satellites et ainsi avoir la main sur mes contenus, les sites tiers ont vocations à être automatiques avec le moins de travail possible dessus on perd moins…

  3. Philippe from création de logo

    La mise en oeuvre opérationnelle de ce type de stratégie est bien plus pérenne effectivement, et permet d’avoir la main sur le rédactionnel, les liens, les ancres…

    Après, il faut savoir choisir quelques partenaires sérieux qui offrent des supports de qualité 😉

  4. Sylvain from Sur G+

    Comme disent les gestionnaires de patrimoine, il faut diversifier pour limiter les risques. Miser une trop grosse partie de sa communication sur des plateformes externes est forcément dangereux comme tu le démontres si bien.
    Maintenant, cela ne veut pas dire non plus qu’il faut fuir ces supports, mais se considérer comme un locataire qui peut se faire virer n’importe quand.

    Pour les BL, le principe est un peu différent car on sait qu’il est toujours possible qu’un site ferme, que les BL sautent lors d’un changement de propriétaire ou simplement car le webmaster change de politique. Perdre des backlinks est normal dans la vie d’un site, en obtenir de nouveau aussi.

    Au passage, j’ai retrouvé un article que j’ai écris il y a 3 ans dans lequel je faisais les mêmes constats que toi : http://blog.axe-net.fr/danger-externalisation-web/

  5. RenaudMG from mailchimp

    Plus la toile a de fils moins l’araignée risque de tomber quand il pleut… mais pour tes exemples il s’agit de profils spécifiques (au moins les 2 premiers) dont le canal de communication est imposé par la cible : j’imagine que l’équipe de com’ de Clara Morgan a aussi investi les autres réseaux sociaux avec bien moins de résultats.

  6. jessy

    Bon alors une solution pour clara ? admettons qu’elle ait perdu 300 000 fans, on est toujours là, clara si tu passe par là, love moi.

    Non, google n’est pas à nous, :-(

    Le problème du site hébergé arrivé en fin de contrat, j’ai un client qui y arrive là. Comment lui dire qu’il pourra pas faire de 301.

    Diversification.

  7. Simon from youtube

    Euh sans google, facebook, twitter et youtube ont fait comment alors ? On distribue des flyers avec code QR ? Bref difficile de limiter la dépendance à mon avis même si dans l’esprit tu as raison. Idem pour les hébergeurs, on est jamais à l’abri d’une faillite financière de l’hébergeur…

  8. axel@coque iphone 5s

    Oui c’est vrai que parfois on ne contrôle pas toujours les données hébergées chez d’autres plateformes web comme youtube ! D’un autre côté, google se doit de vérifier les abus de droit d’auteur.

  9. Julien from SEO muscle

    Et ben! la page officielle de Clara Morgane effacée pour un pauvre side boob (meme pas gros en plus). Il y a 2 poids 2 mesures chez Facebook… Mais bon.. comme tu le dis nous sommes parfois obligé de totue facon d’utiliser certaines de ces techniques a plus ou moins grande echelle – Il suffit d’etre assez malin pour diversifier son « portefeuille » afin de limiter les risques

  10. Monica from agence evenementielle Paris

    Quand le service est gratuit, le produit c’est toi… Vaut mieux donc investir la sueur de sa plume dans ses propres produits, son money site, sa sémantique et ses satellites.

    D’autant plus, qu’au regard du droit français, le web est une zone de non-droit bien plus vaste et dangereuse que les pires barres de HLM, a fortiori dans les réseaux sociaux qui se foutent de la confidentialité, comme la NSA de la CNIL.
    Beuââârrr aussi.

  11. Albert@hotel Aix les Bains

    La tentation peut être grande pour les hôteliers dont vous parlez dans votre article de se référencer sur des sites très importants. Mais c’est évidemment pour mieux être piégé et payer des commissions importantes sur toutes les ventes générées. Au bout du compte créer son propre site hôtelier est une stratégie plus économique et aussi plus efficace car on maitrise toute sa communication

  12. Benji@Sous location

    Je suis tout a fait d’accord avec ton point de vue. Il ne faut pas passer trop de temps sur des supports qui nous « tiennent » pour ne pas se retrouver bloquer par la suite. Le mieux est d’utiliser ces leviers à bon escient, car il serait dommage de ne pas en profiter non plus.
    Merci pour ces information.

  13. Tina

    Et vous MR Raphael DOUCET, permettez-vous de semer dans votre terre? Il s’avère que c’est difficile d’après mon expérience.

    EDIT de l’admin à savoir moi : Et vous mlle Tina Apprenez donc à commenter et non spammer vous verrez que ça passera bien mieux. Miantenant vous êtes grillés chez moi mais il reste d’autres blogs seo

  14. Anthony

    Je pensais que vous alliez aborder une stratégie de linking en essuyant toutes les parutions de ses concurrents pour y placer ses liens.

    Est- ce que cette méthode est viable ?

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